A plea for structural monism
DOI:
https://doi.org/10.52497/signifiances.v8i1.409Abstract
Cet article défend la thèse du monisme structurel, selon laquelle toutes les sciences partagent une même structure bipartite fondamentale, analogue à celle de la croyance humaine. Toute croyance — et, par extension, toute science — comporte deux composantes : une composante conceptuelle, non empirique et normative (A), et une composante empirique, causale et descriptive (B). La première définit les catégories, normes ou possibilités qui rendent la seconde intelligible, tandis que la seconde présuppose nécessairement la première. À partir de cette distinction, nous examinons un large éventail de disciplines — linguistique, psychologie, physique, chimie, biologie, sociologie, théorie de l’évolution, logique et philosophie — afin de montrer que chacune d’elles manifeste, sous des formes diverses, la même opposition structurelle entre cadre conceptuel et phénomènes empiriques. L’auteur met en évidence une asymétrie centrale : il est possible d’étudier la composante A indépendamment de B, mais non l’inverse. L’article accorde une attention particulière à la linguistique, où la distinction langue/parole illustre clairement le monisme structurel, ainsi qu’à la physique et à la philosophie des sciences, notamment à travers les notions d’a priori, de cadres théoriques et de normes de justification.
